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POLITIQUE : LES CHIFFRES ET LE VERBE

PORTRAIT DE de Romain Grau, Député de la 1ère circonscription des #PyrénéesOrientales par PAUL SUGY 

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Sous ce titre Paul Sugy a fait mon portrait qui est paru ce lundi dans La Lettre du Pouvoir et qui paraîtra dans la Revue Parlementaire du mois de mars :
Romain Grau
Romain Grau
Enarque de formation, avocat fiscaliste de métier par goût des chiffres et aujourd’hui député par amour du verbe, Romain Grau a accompli le parcours auquel il aspirait. Membre de la commission des finances, il entend mettre en pratique pour les sujets nationaux ce que ses expériences d’élu local comme adjoint aux finances de Perpignan et de redresseur d’entreprise lui ont appris.
A 8h30 ce matin, Romain Grau en est à son troisième rendez-vous. Sur la table du Bourbon, face au palais éponyme, les cafés s’empilent sur l’addition à mesure que le garçon vient remplir les tasses sitôt bues. Le député nous accueille pourtant chaleureusement, comme s’il n’attendait que de nous voir ; et à peine avons nous le temps de bredouiller une première question que cet amoureux du verbe débite le sien à une vitesse qui n’a d’égale que celle de son parcours politique.
Attrapant en route le train de son récit, nous faisons une première escale en gare de Villemolaque, au Sud de Perpignan. On y parle catalan en famille et français à l’école, le paternel est adjoint au maire du village… « C’était la Troisième République dans toute sa splendeur ! » se souvient avec passion cet enfant du pays pour qui la vie parisienne semble être un long exil. De ses racines, Romain Grau a puisé deux cultures : celle de la vigne, d’abord, et lui même continue aujourd’hui de cultiver ses raisins, muscat ou grenache, qu’il porte ensuite à la coopérative viticole pour en recevoir les seuls pots de vin qu’un élu local peut accepter ; et celle de l’histoire et des idées, le goût du débat, de la discussion politique. Son grand cru à lui mêle deux cépages, le gaullisme qu’il hérite de son père et le radical-socialisme qu’il tient de sa terre.
Puis le voilà à Sciences Po., et très vite déjà à l’Assemblée comme assistant parlementaire « pour apprendre comment fonctionne cette maison derrière nous… [se retournant] Même si une vie n’y suffirait pas ! » La vie, il l’a encore devant lui quand il se présente à l’âge de vingt ans aux élections municipales de son village. « Grâce à Dieu, les électeurs ont eu du bon sens : ils ne m’ont pas élu ! » s’amuse-t-il, peu rancunier. Qu’importe après tout les résultats qu’obtint L’Union Républicaine pour Villemolaque en 1995 : Romain Grau, lui, s’affirme déjà comme un élu local engagé et ambitieux, pour qui l’attachement à son terroir du Sud-Ouest (CORRECTION : Perpignan n’est pas dans le « Sud-Ouest »…, s’il faut choisir plutôt le « Sud-Est », ou plus simplement le « Sud » – NDLR) n’est pas une coquetterie de futur énarque.
Romain GRAU 02Car le catalan continue de cocher les cases. ENA, stage en préfecture, en ambassade. Promotion Léonard Senghor, avec Macron… déjà. Puis affectation au tribunal administratif, en droit fiscal, par appétence pour les questions économiques. Et pour se ménager la possibilité de partir dans le privé, ce qu’il fait dès 2008 pour rejoindre un cabinet d’avocats fiscalistes dans lequel il peut exercer enfin l’art qui l’a fasciné depuis toujours, celui de la parole.
Pendant ce temps, les convictions politiques s’aiguisent, plus d’ailleurs que la position dans l’échiquier que Romain Grau cherche longtemps, en homme à qui le monde est trop vaste pour se contenter de n’y tenir qu’une seule et étroite place. « Je suis rad-soc et gaulliste, j’ai des amis socialistes… Je suis dans ce centre qui va du centre-gauche au centre-droit. Modéré pur jus, et si je devais chercher dans le fonds de mes tripes, je ne serais pas loin non plus de la démocratie chrétienne ! » Mais ça, c’était avant. Dans « l’ancien monde », conclut-il, un monde bien plus compliqué en somme, puisqu’aujourd’hui tout ne tient plus qu’en deux mots et un signe de ponctuation : En Marche !
Sensible à son appel au rassemblement, l’ancien socialiste se rallie d’abord au maire de centre-droit pour participer à une sorte d’union sacrée contre son seul véritable ennemi politique : la mauvaise gestion économique. En somme, Romain Grau est un vigneron chevalier, pourfendeur infatigable des gaspillages budgétaires et de l’endettement. A son actif, les comptes de Perpignan, mais aussi ceux de la société EAS dont il fut directeur général, avant de rejoindre le conseil départemental. Puis retour à la case départ, l’Assemblée, où il est élu député LREM après avoir soutenu Juppé lors de la primaire : voilà qu’il s’attelle enfin à un budget à sa taille, celui de la France. A la commission des finances dont il est rapporteur, il se spécialise dans les comptes de la police et de la gendarmerie : qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…
Sur la mauvaise gestion locale, Romain Grau est intarissable. Il fustige ces collectivités qui n’appliquent pas le bon sens de l’entrepreneur. Chiffres à l’appui. Il nous parle haut débit, gazette municipale, dépenses d’énergie ou masse salariale des communes… Mais un élu local, ça ne sert pas qu’à faire des économies : c’est d’abord un homme d’écoute, d’attention et de présence sur le terrain. En théorie, car « de même qu’à Bercy vous trouvez des hommes froids et déconnectés, vous avez localement aussi des élus qui pensent résoudre des problèmes en ne modifiant que des équations sur leurs feuilles de calcul ! ». Sa solution (entre autres) : renforcer la contractualisation, moderniser l’action et les pouvoirs publics. C’est le nouveau monde contre l’ancien, et Romain Grau a été séduit par la moralisation qu’apporte l’ère Macron. « L’économie, explique-t-il, c’est aussi une question de confiance : quand vous êtes entrepreneur, que vous payez des impôts, vous n’y consentez qu’à condition que les services publics en face aient une bonne gestion de votre argent, et que les fraudeurs soient sanctionnés ».
La discussion se prolonge : on parle encore Catalogne et identité régionale, immigration et intégration républicaine, éducation… En guise de confidence, le pyrénéen au républicanisme A.O.C. nous livre les noms de ses mentors politiques : Raymond Barre, Jacques Chaban-Delmas, Lionel Jospin ou Dominique Strauss-Kahn… En matière d’idées, Romain Grau a vendangé à tous les sarments…
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