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PERPIGNAN : VIOLENCES SANS ITT AGGRAVEES À RAISON DE L’APPARTENANCE À UNE RELIGION ET À PROXIMITÉ D’UN ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE ET PORT D’ARME DE CATEGORIE D

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Entre le 21 et le 24 novembre 2017, six mères de famille, toutes d’origine maghrébine se présentaient au commissariat de Perpignan pour déposer une plainte à l’encontre d’une même et unique personne.
Dans leurs récits, elles dénonçaient les agissements d’une femme qui ne cessait de les agresser depuis plusieurs mois lorsqu’elles se rendaient à l’école en compagnie de leurs enfants. Elles déclaraient être victimes de violences, qu’elles traduisaient par des coups de coude ou des bousculades, accusaient leur agresseur d’avoir tenté de leur foncer dessus avec son véhicule à plusieurs reprises sans se soucier de la présence d’enfants aux alentours et de se targuer de détenir un couteau dans son sac à main qu’elle n’aurait toutefois pas exhibé.
Enfin, elles précisaient que tous ces actes étaient systématiquement accompagnés de propos islamophobes, leur agresseur tenant des propos incohérents faisant allusion à leur religion, comparant cette dernière à du poison et leurs demandant de rentrer dans leur pays. Elles se sentaient visées en raison des signes ostentatoires de leur appartenance a l’islam et notamment le port du voile.
Ne désirant pas déposer de plainte dans un premier temps, celles-ci, sous les conseils de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, décidaient de s’unir et de venir dénoncer les faits aux services de police qui immédiatement ouvraient une enquête.
Les investigations étaient confiées à la Brigade criminelle de la Sûreté Départementale.
Grâce à l’enquête et aux indications données par les victimes, la mise en cause était identifiée et localisée à proximité de l’école située dans le quartier St Gaudérique.
Mardi après-midi, celle-ci, âgée de 61 ans et inconnue des services de police, était placée en garde à vue dans les locaux du commissariat.
Entendue, elle reconnaissait l’ensemble des faits hormis celui d’avoir tenté de foncer sur ses victimes. Au regard de ses déclarations, le parquet demandait à ce qu’elle fasse l’objet d’une expertise psychiatrique qui déterminait qu’elle était responsable de ses actes et accessible à une sanction pénale tout en la contraignant à une obligation de soins.
À l’issue de sa garde à vue, la mise en cause était convoquée à une date ultérieure devant le Tribunal Correctionnel de Perpignan pour y répondre des faits de violences aggravées à raison de l’appartenance à une religion et à proximité d’un établissement scolaire ainsi que pour port d’arme de catégorie D.

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