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J.Marie DELMON

SKI : COMMENT LES PETITES STATIONS SE JOUENT DES CAPRICES DE LA NEIGE

Foin du réchauffement ! Longtemps tributaires de la neige, les domaines skiables de basse altitude se sont adaptés aux caprices du climat en bichonnant leurs pentes mais doivent encore diversifier leur activité face à la concurrence des hautes cimes.
Des vacanciers dans une station des Pyrénées (AFP - Archives  Raymond Roig)

Des vacanciers dans une station des Pyrénées (AFP – Archives Raymond Roig)

Indispensables aujourd’hui à la préparation de l’hiver, l’épierrage, le ré-engazonnement, l’enneigement artificiel et le damage systématique des pistes ont permis de diviser par trois, depuis 1990, l’exposition de ces stations à la météo, qui savent désormais exploiter même le plus fin des manteaux neigeux, selon les professionnels.
« C’est vrai ici comme ailleurs, mais ce sont les domaines de moyenne montagne qui ont le plus bénéficié de ces techniques. Grâce à elles, leur fréquentation a davantage progressé que celle des grandes stations au cours des dernières années », souligne Laurent Reynaud, délégué général de Domaines skiables de France.
À Lans-en-Vercors en Isère, où elles culminent à 1.900 mètres, les pentes sont travaillées chaque été pour permettre aux skieurs de les dévaler aux premiers flocons. « Avant, un simple redoux pouvait nous faire fermer. Aujourd’hui, un peu de neige de culture suffit à passer des caps difficiles. L’enneigement artificiel est devenu un élément majeur », analyse Ludovic Moulin, directeur d’exploitation.
Selon une étude d’Atout France en 2009, sa généralisation a permis de diminuer de moitié la baisse de fréquentation des stations en cas de pénurie. « On peut considérer que la neige de culture consolide 15% du chiffre d’affaires les bonnes saisons et 30% les années délicates », indique-t-elle.
– Canons et barrières à neige –
Pour expliquer la résistance des petites stations face aux grandes, les professionnels du ski pointent aussi une expertise accrue et de nouveaux outillages.
« Nos plans de damage sont aujourd’hui plus rigoureux, on sait aussi mieux travailler la neige grâce à un personnel mieux formé. Les machines à treuil nous aident à enneiger de manière beaucoup plus performante les fortes pentes », détaille Ludovic Moulin.
Super Besse, dans le Massif Central, 70% du domaine, situé entre 1.400 et 1.800 mètres d’altitude, est équipé de 315 canons à neige. La station a également investi depuis le début des années 1990 dans des barrières derrière lesquelles l’or blanc est stocké et rabattu naturellement sur les pistes en cas de vent.
Quelque 250.000 €uros sont déboursés chaque année en aménagements, pour des revenus hivernaux d’environ 9 M€, contre 2,6 millions il y a dix ans. « On peut dire aujourd’hui que nous avons réussi notre adaptation. Les pistes sont de vrais boulevards », explique Vincent Gatignol, directeur des remontées mécaniques.
Pour étoffer leur clientèle et garantir leur activité, certaines stations de moyenne montagne élargissent aussi leur offre sportive. Comme Saint-Pierre-de-Chartreuse en Isère, qui mise sur le trail, hiver comme été.
– « On n’a pas encore remplacé le ski » –
A Super Besse, le VTT, la luge d’été et une tyrolienne de 1.600 mètres de long ont quasiment triplé le chiffre d’affaires estival en quatre ans, à 900.000 €uros en 2014.
« D’autres activités existent mais elles sont pour l’heure loin de générer l’emploi et les retombées économiques du ski. Bref, on ne l’a pas encore remplacé. Sans lui, Lans-en-Vercors serait une cité dortoir », tempère Ludovic Moulin.
« La question de l’équilibre économique des stations de basse altitude va se poser avant celle du changement climatique car leurs modèles s’engluent en termes de recettes et de dépenses. Des décisions vont devoir être prises d’ici dix ans », prévient Laurent Reynaud.
Pour Michel Giraudy, président de l’association France Montagnes et maire de Bourg-Saint-Maurice/Les Arcs en Savoie, « ces stations en ont encore sous le pied. La plupart d’entre elles ont une économie bien assise sur quatre mois de ski, mais elles n’exploitent pas les deux-tiers de leur richesse ».
L’avenir passe selon lui par « davantage de polyvalence économique » et le maintien d’une population « en développant des emplois permanents dans l’enseignement, l’artisanat ou encore la santé ».
A Super Besse, elle s’érode pour l’instant à mesure que les taxes augmentent, d’après M. Gatignol.

Une station savoyarde pose la question de l’arrêt du ski alpin en moyenne montagne

Confrontée à un déficit important, la station de Drouzin-le-Mont, en Haute-Savoie, pourrait renoncer au ski alpin d’ici à l’hiver prochain, une décision extrêmement rare en France qui soulève la question de l’avenir des petites stations de moyenne montagne.

Remontée mécaniqueHenri-Victor Tournier, maire du Biot, commune sur laquelle est située la station, veut conclure l’affaire avant les prochaines municipales de 2014: démonter les deux télésièges et se reconvertir dans « la montagne douce ».

« Il y a plein de choses à faire en montagne sans avoir des câbles au-dessus de nos têtes. On aura du monde, je n’ai pas peur », assure-t-il.

L’idée est de développer de nouvelles activités telles que le ski de fond, les raquettes, le VTT, la randonnée ou la via ferrata. Le maire envisage seulement de conserver deux des quatre tire-fesses « pour amuser les jeunes ».

« Les stations de moyenne montagne n’ont pas d’avenir à 10 ou 15 ans en raison du changement climatique. Plus une station se reconvertit tôt et plus elle sera attractive », acquiesce le sous-préfet de Thonon-les-Bains, Jean-Yves Moracchini, qui soutient cette démarche.

Située sur le col du Corbier, à 1.230 mètres d’altitude, la station de Drouzin-le-Mont fonctionne depuis 1973 et compte 2 télésièges, 4 tire-fesses et 16 pistes.

Son propriétaire actuel, le promoteur immobilier Michel Vivien, a décidé au printemps dernier d’en arrêter l’exploitation, très déficitaire. La station perd en effet entre 120.000 et 150.000 euros par an, selon le maire.

Un autre promoteur immobilier, Maurice Martin, s’est dit prêt à reprendre le flambeau, à condition de pouvoir construire plus d’une centaine de logements, ce qui serait impossible au vu des règles actuelles d’urbanisme.

« Les stations pas rentables, il vaut mieux les fermer intelligemment », ajoute M. Moracchini.

Un avis que ne partagent pas les propriétaires de résidences secondaires. « S’il n’y a plus de station, les appartements vont perdre entre 25 et 50% de leur valeur », s’énerve Jean Beslard, président d’une association qui regroupe « environ 400 foyers ».

Il assure que les propriétaires sont prêts « à participer au déficit de la station » pour qu’elle reste ouverte et espère encore convaincre Michel Vivien de tenir une saison de plus. M. Beslard va même jusqu’à brandir la menace d’une inscription sur les listes électorales pour faire « sauter » le maire de cette petite commune de 450 habitants.

Les cas de fermetures de stations sont « extrêmement rares » en France, selon Laurent Reynaud, président de Domaines skiables de France, qui regroupe 236 opérateurs.

« Les remontées mécaniques créent des emplois difficilement substituables. La fermeture fait courir le risque de la désertification », pointe-t-il.

Un des rares cas de fermeture s’est déroulé à Abondance, station voisine de Drouzin, qui avait décidé d’arrêter le ski alpin en 2007 avant de rouvrir deux ans plus tard grâce à sa reprise par des investisseurs américains.

Ces derniers se sont cependant retirés en 2011 après « deux années de grosses pertes » et la station est à nouveau gérée par la mairie.

Avec des quantités de neige en baisse de 30% sur 30 ans dans les Alpes, selon l’observatoire du changement climatique, l’avenir des petites stations est particulièrement incertain.

Le ski reste une « activité économique irremplaçable », assure cependant Gilbert Blanc-Tailleur, président de l’Association nationale des maires de station de montagne (ANMSM), qui souligne que « les stations se sont toutes un peu diversifiées dans le ludique et le bien-être ».

La saison dernière, Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère) a ainsi fermé sa télécabine principale en semaine, sauf le mercredi, en dehors des vacances scolaires, ses pistes restant néanmoins accessibles par d’autres remontées. Signe d’un souci de diversification, elle avait lancé en 2011 la première station dédiée au trail (course en pleine nature) de France.

Un petit mot au sujet des élections

Les Français ont choisi une solution politique à la crise plutôt qu’une solution économique. C’est à François Hollande de transformer cette promesse car c’en est une. Comme le propre père de François Hollande, je plains son fils. Alors que le personnage Sarkosy était détesté ; Hollande est un brave gars. Je le pense sincèrement. Mais il va méchamment être pris en étau entre les siens et la réalité économique. Heureusement, son étiquette socialiste atténuera les tensions avec le peuple. C’est toujours ca.

J’espère sincèrement qu’il réussisse. Tout le monde demande de la croissance, même et surtout les financiers. Je vous rappelle que la bourse a toujours fait de très bons résultats avec les socialistes ; tout simplement car ils ont toujours besoin d’argent pour financer leur politique. Il faut juste un petit temps « d’adaptation ».

Aussi en ce qui me concerne, je pense qu’il ne faut rien faire pendant deux ans et laissait faire l’homme. Qu’il réussisse ou pas, vous serez respectivement gagnant ou non perdant. Ne prenez pas de risques ; voyez ce que va faire l’état car c’est lui qui vous guidera. Face à lui vous n’êtes rien.

 Avec tous mes vœux de réussite M. Hollande, puissiez-vous être providentiel.

POINT DE VUE DE CHARLES GAVE

La terre tremble sous l’obligataire américain

Depuis plusieurs mois, les taux longs américains (sur les bons du Trésor à dix ans) oscillaient entre 1,75 et 2 %. En quelques jours ils viennent de monter très fortement, pour se retrouver nettement au dessus de 2,10 %. Derrière ce mouvement très significatif, il y a, de toute évidence, la perception par les gérants de fonds d’une économie américaine de nouveau en pleine croissance. Face à ce redémarrage manifeste de l’économie américaine, personne n’est dupe. « America is back » non pas grâce à la politique de M. Obama, mais plutôt du fait que la politique de l’actuel locataire de la Maison-Blanche se trouve bloquée depuis plusieurs mois par une majorité d’élus républicains.

Ces derniers empêchant tout nouvel engagement de deniers publics, depuis un an, les dépenses nominales de l’Etat US sont en baisse pour la première fois depuis 1946. Il est donc permis de penser que, si le socialisme et son avatar, le keynésianisme, reculent aux Etats-Unis, la croissance du secteur privé va aller s’accélérant, comme cela se produit à chaque fois en pareille circonstance. Or, s’il y a une règle qui ne se dément pas, c’est celle qui lie la croissance

nominale à long terme dans un pays avec les taux longs sur les obligations d’Etat. Suivant ce principe, lorsque la croissance sur les dix dernières années a été de 4 %, les taux longs, en toute logique, évoluent aux alentours de 4 %. Curieusement, alors que la croissance nominale aux Etats-Unis sur les dix dernières années a été de 3,5 %, les taux longs, depuis des mois, avoisinent 1,7 %. Ce qui veut dire que le marché obligataire est grotesquement surévalué.

Deux explications peuvent être fournies pour justifier cette surévaluation :

– La crainte que le monde n’entre en déflation/dépression ;
– Les manipulations auxquelles la banque centrale américaine se livre.

De fait, si ces deux facteurs venaient à disparaître, il y aurait fort à parier que les rendements des emprunts d’Etat américain à long terme se tendent bien au-delà de 3%.Nous devons donc nous préparer à faire une entrée fracassante dans un bearmarket d’anthologie sur le marché obligataire américain. Cette perspective devrait conduire un certain nombre de commentateurs de l’économie et des marchés financiers à nous prédire du même coup la baisse des actions et des marchés boursiers.

Car, pour beaucoup, la hausse des taux est synonyme de baisse des marchés d’actions. Or ce postulat est faux. Du moins ne s’est-il pas vérifié par le passé. Les sept grandes périodes de hausse des taux observées depuis 1982 aux Etats-Unis ont par deux fois été sans conséquences

pour le marché des actions. Et, à cinq reprises, elles ont été accompagnées en parallèle d’une très forte valorisation des actions, pour la simple et bonne raison que la remontée des taux sur le marché obligataire anticipait non pas une hausse de l’inflation mais une hausse de l’activité économique, par définition favorable aux actions.

Les taux ont donc commencé à se tendre fortement aux Etats-Unis, et c’est une très, très bonne nouvelle. Enfin, ai-je envie de dire…Je persiste et signe dans ma recommandation de surreprésenter les actions américaines et les valeurs dollars dans les portefeuilles. Même si, depuis trois ans, Wall Street a surperformé la Bourse de Paris de plus de 50 %.D’autant que je ne suis pas persuadé que la remontée des taux nous profite de la même façon. Pour des raisons parfaitement compréhensibles, les taux longs français sont complètement corrélés aux taux américains. Les taux longs en France vont donc monter, et très sensiblement, ce qui va rendre notre déficit budgétaire quasiment ingérable. Je plains le prochain vainqueur de la présidentielle en

France, qui risque de se retrouver dans une situation comparable à celle de Papandréou en Grèce ou Zapatero en Espagne. Je maintiens donc qu’à la Bourse de Paris il ne faut conserver que des actions exportatrices, qui seront les moins touchées par le drame budgétaire français.

COMPAGNIE DES ALPES très satisfait de son ski :

(AOF) – La Compagnie des Alpes a annoncé vendredi que son assemblée générale annuelle avait votée l’ensemble des résolutions proposées par le conseil. Ils ont notamment approuvé la distribution d’un dividende de 0,85 euro par action. Ce dividende sera détaché de l’action le 19 mars 2012 au matin et mis en paiement le 22 mars 2012. Le groupe a également indiqué que la saison d’hiver 2011/2012 se déroulait de manière très satisfaisante dans les Domaines skiables. Au 12 mars (environ 75% de la saison), les recettes sont en croissance de 4,5% comparées à l’exercice 2010/2011.

Pour les Parcs de loisirs, la saison 2011/2012 s’annonce sous les meilleurs auspices avec des nouveautés 2012 riches et significatives en lien avec la stratégie d’expansion etd’enrichissement des marques du groupe, a ajouté le groupe

George Soros, le gourou de Wall Street

George Soros :
Le gourou de Wall Street s’est découvert une vocation :
Sauver du naufrage les démocraties naissantes.
Par James Jackson.

George Soros 1Trente-deuxième étage d’un immeuble grisâtre de la 7e Avenue, à New York. Un silence quasi religieux baigne les bureaux de Soros Fund Management. Au fond du couloir, une salle cloisonnée de verre. L’oeil rivé sur des écrans d’ordinateurs, une dizaine de cambistes y surveillent l’évolution des marchés mondiaux. Jour après jour, ils risquent des fortunes sur les fluctuations des cours des devises, des actions et des obligations.

C’est ici que George Soros gagne son argent.

Un étage plus bas, un brouhaha polyglotte accueille le visiteur. Dans les corridors, il croise des gens aux bras chargés de documentation ou de plans de construction d’habitations à loyer modique.

C’est là que Georges Soros donne son argent.

Entre 1993 et 1995, ce financier d’origine hongroise a gagné et donné plus qu’aucun autre particulier dans le monde. A 65 ans, il règne sur un empire de 10 milliards de dollars, dont la pierre angulaire, le célèbre fonds Quantum, engage des sommes astronomiques en opérations de couverture de haut risque sur les marchés financiers de la planète. Il dirige également les fondations qui portent son nom, principaux maillons du réseau mondial le plus vaste et probablement le plus efficace d’actions philanthropiques privées : plus de 330 millions de dollars distribués par année, en grande partie en Europe centrale.

Pour nombre de pays, Georges Soros et quelques autres mécènes représentent peut-être la seule planche de salut. Alors que les programmes d’aide au développement consentis par les nations industrialisées se réduisent comme une peau de chagrin, les investissements privés dans le tiers monde se multiplient à un rythme vertigineux. De 52 milliards de dollars en 1991, ils ont grimpé à 97 milliards en 1994, bien au-dessus des 57 milliards offerts par le secteur public.

En 25 ans, les fondations Soros ont ainsi versé plus d’un milliard de dollars provenant de la fortune personnelle de leur créateur. Ces dons ont servi à financer les programmes les plus divers: une université de 450 étudiants à Prague et Budapest ; une station de radio diffusant des informations vers une Birmanie étouffée par la dictature ; une usine d’épuration à Sarajevo ; 200,000 HLM dans les townships d’Afrique du Sud ; 200 tonnes de revues scientifiques aux bibliothèques publiques de la Russie.

George Soros a littéralement remis à flot certains pays d’Europe Centrale. Il a sauvé le nôtre, n’hésite pas à affirmer Vladimir Milcin, directeur de l’Institut pour une société ouverte de Macédoine. Il nous a consenti deux prêts de 25 millions de dollars au plus grave de la crise, quand personne d’autre n’était disposé à nous aider.

Cette générosité ne lui attire pas que des amis. La presse macédoine, soutenue par son gouvernement, l’a violemment attaqué pour avoir défendu les droits linguistiques de la minorité albanaise. En Russie, des personnalités lui ont reproché de vouloir acquérir des brevets scientifiques à des prix dérisoires.

Indifférent à ces critiques, Georges Soros poursuit son oeuvre. Contrairement à d’autres grands mécènes comme John Rockefeller ou Henry Ford- dont la fortune à surtout été dévolue à titre posthume à des fiducies créées pour réduire l’impôt successoral -, il distribue cet argent alors qu’il est dans la force de l’âge et à l’apogée de la réussite financière. Il se distingue aussi par l’immensité de son ambition: sauver le monde. Rien de moins.

Il a déversé des centaines de millions de dollars sur l’Ukraine, la Russie et la Roumanie, avec l’espoir que les gouvernements occidentaux lui emboîtent le pas. Car il est persuadé que l’Ouest laisse passer une occasion exceptionnelle de décider l’ancien monde communiste à s’ouvrir au concert des nations.

Fort de sa réputation de génie de la finance, il n’hésite pas à rencontrer en tête-à-tête présidents et premiers ministres occidentaux pour les convaincre de contribuer au relèvement de l’Europe de l’Est.

L’effondrement du communisme est une révolution, leur fait-il remarquer, et les révolutions créent des ouvertures.

Un personnage contradictoire.
De par ses études, George Soros se destinait davantage à la philosophie qu’au monde de la finance. Aujourd’hui encore, il se considère plus comme un intellectuel que comme un homme d’affaires.

Bien qu’il ait consacré sa vie à se bâtir une fortune, le luxe ne l’intéresse guère. A New York, il circule dans une vieille Mercedes. Pour ses déplacements à l’étranger, pas de jets privés : il voyage sur des vols commerciaux, tout comme ses assistants. Son passe-temps le plus dispendieux ? Le tennis.

Susan, sa seconde femme, raconte que, lorsqu’ils se sont rencontrés en 1979, il habitait un austère appartement de Manhattan. Sa collection d’objets d’art comprend surtout des oeuvres venant d’Europe Centrale, dit-elle, qu’il achète pour encourager les artistes.

Mais, en dépit des apparences, George Soros affirme détester la charité : Toute notre civilisation repose sur la promotion de l’intérêt personnel, pas sur celui des autres.

Ces contradictions du personnage résultent sans doute des vicissitudes de sa jeunesse. Après une enfance heureuse dans une famille juive aisée de Budapest, il doit se cacher pendant un an pour échapper aux persécutions nazies vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Ce cauchemar, puis l’arrivée au pouvoir et l’exil en Angleterre en 1947 expliquent en partie l’aversion que lui inspirent les sociétés totalitaires, repliées sur elles-mêmes. J’ai toujours été hanté par la différence entre la société fermée dont je me suis évadé, et le monde grand ouvert dans lequel j’ai choisi de vivre.

Cette obsession le conduit à la London School of Economics et aux conférences de Karl Popper, l’un des philosophes antimarxistes les plus influents de l’après-guerre. Pour gagner sa vie, le jeune George travaille comme porteur dans une gare, puis se fait représentant de commerce, avant de suivre un stage dans une banque.

Dès 1955, il décide de renoncer à la philosophie et de consacrer toute son énergie à faire fortune. A New York où il s’installe, il constate très vite qu’on peut gagner beaucoup plus d’argent en faisant circuler les capitaux entre ce temple de la finance et Londres, Paris ou Tokyo qu’en se cantonnant au marché américain.

En 196, il quitte son emploi de cambiste salarié à Wall Street et, avec un capital de quatre millions de dollars réunis à grand-peine, crée le fonds Quantum, dont il est le dirigeant et le principal actionnaire. Le fonds prospère rapidement, au point de rapporter, en 1993 plus d’un milliard de dollars en profits, honoraires et autres rentrées. Même en 1994, année difficile pour tous les fonds d’arbitrage, Georges Soros a engrangé personnellement près de 70 millions de dollars.

Son associé Stanley Druckenmiller et lui ne font apparemment rien de plus que les autre spéculateurs ; la seule différence est qu’ils le font mieux. En plus de leur vision mondialiste, ils ont un flair fabuleux, explique Barton Biggs, président de Morgan Stanley Asset Management. Et ce sont des bourreaux de travail.

Pour sa part, George Soros attribue sa réussite à sa capacité à pressentir le moment où une tension atteint son point de rupture, où une flambée des cours approche de son apogée, où une société opprimée s’apprête à se révolter. C’est alors qu’on peut prévoir l’imprévisible, et je le fais un peu mieux que les autres, dit-il modestement.

Naissance d’une vocation.
Un jour de 1979, en marchant dans Londres, George Soros sent soudain son coeur cogner dans la poitrine et se croit victime d’une crise cardiaque. C’est alors que je me suis demandé à quoi tous mes efforts pourraient bien servir. A l’époque, il gère un capital de 100 millions de dollars, et sa fortune personnelle s’élève à 30 millions. J’ai estimé que j’avais assez d’argent pour tous mes besoins, explique-t-il. Et il décide de devenir philanthrope.

Il crée le Fonds pour une société ouverte, dont la première intervention consiste à mettre sur pied un programme de bourses universitaires pour les étudiants noirs d’Afrique du Sud.

Puis il tourne son attention vers l’Europe centrale. Au début, il faisait des dons anonymes, se rappelle Elizabeth Lorant, l’une des deux collaboratrices auxquelles il confie la gestion d’un budget de 200,000$ destiné à financer la distribution de manuels d’économie de marché dans les universités hongroises. Ce programme débouche sur la création de la Fondation Soros de Hongrie, qui sera suivie de 24 autres.

Peu à peu, la fondation hongroise élargit son champ d’action, notamment en donnant des photocopieuses aux bibliothèques universitaires. Par la suite, ces machines faciliteront la diffusion des publications clandestines visant à contourner le main-mise du Parti communiste sur les médias.

Mais, à mesure que ses ambitions grandissent, George Soros doit se rendre à l’évidence : il ne dispose pas d’assez de temps pour diriger à la fois ses activités philanthropiques et son empire financier. En 1989, Stanley Druckenmiller prend en charge la gestion du fonds Quantum, qui pèse alors sept milliards de dollars. Endiguer la fuite des cerveaux.

Aux dires du personnel des fondations, George Soros est un patron plutôt encombrant. Il aime mettre le nez dans tout, remarque un ancien employé. Mais cet engagement est un grand avantage: il permet de débloquer les fonds plus vite et plus efficacement.

Aryeh Neier, président des fondations Soros, explique que celles-ci consacrent moins de 4 pour 100 de leurs budgets à l’administration, contre 15 pour 100 pour la plupart des autres grands organismes de philanthropie.

La plupart de ces derniers ont une imposante infrastructure administrative qui distribue l’argent sous forme de subventions, renchérit Stephen Greene, rédacteur en chef du mensuel The chronicle. Il peut s’écouler beaucoup de temps entre la réception des projets, leur analyse et l’envoi des fonds. George Soros court-circuite ce processus ; s’il décide de consacrer 100 millions de dollars à une initiative, l’argent sort presque instantanément.

Fin 1991, lorsque l’Union soviétique s’effrondre, jetant sur le pavé des dizaines de milliers de chercheurs de premier ordre, George Soros crée la Fondation internationale pour la science, qu’il dote d’un budget de 100 millions de dollars. Elle octroie des bourses de 500$ l’équivalent là-bas de plus d’une année de salaire à plus de 30,000 universitaires, et accorde quelque 6000 subventions devant permettre à des scientifiques d’assister à des congrès à l’étranger.

En Bosnie, les fondations Soros affectent plus de 50 millions de dollars à différents projets allant de la construction d’un réseau d’adduction d’eau à Sarajevo à la mise sur pied d’une base de données pour la réunion des familles.

George Soros met également sur pied l’Université de l’Europe centrale (UEC), qui compte deux campus, l’un à Budapest et l’autre à Prague. Ces établissements offrent des programmes menant à des diplômes en droit constitutionnel, en sciences politiques, en histoire et en économie. L’UEC a déjà reçu 55 millions de dollars, et son fondateur s’est engagé à lui en verser 10 millions par année pendant 20 ans.

Notre but, explique la secrétaire générale de l’université, Anne Lonsdale, est de former une nouvelle génération capable de jouer un rôle de premier plan dans différents domaines: politique, environnement, éducation. Nous voulons encourager les jeunes à rester ici au lieu de partir à la recherche d’un emploi à l’Ouest.

Sauver le monde : George Soros reconnaît que c’est une tâche colossale, sinon un rêve de mégalomane. Car, en dépit des ressources immenses dont il dispose, ses convictions apocalyptiques ne retiennent guère l’attention des grands leaders de la planète.

Certes, il a prouvé qu’il pouvait ébranler les marchés financiers, en prenant une participation de 14 pour 100 dans une mine d’or, en 1993, il a fait grimper le cours mondial du métal jaune; en critiquant la politique de hausse des taux d’intérêt de la Bundesbank, il a fait baisser le mark pendant deux semaines. Mais lorsqu’il donne son point de vue sur la Bosnie, personne n’écoute. Mais, fort des ses convictions, il ne désarme pas et continue à déverser sur le monde ses quelques 300 millions de dollars annuels. La moitié de cette somme va aux fondations qu’il a créées dans 25 pays; le reste sert surtout à satisfaire rapidement des besoins urgents, tels que la reconstruction d’écoles dans une Tchétchénie ravagée par la guerre. J’ai assez d’argent, dit-il, pour continuer à le dépenser à ce rythme longtemps après le tournant du siècle.

D’ici là, peut-être, son message aura-t-il été entendu par l’Occident.

Enfin, dernièrement, il n’a pas hésité à faire campagne contre Georges Bush en dénonçant les actions et les violations de son administration.

Steve Fossett

Le millionnaire casse-cou

L’aventurier le plus inventif et le plus décidé de cette fin de siècle », « un insatiable chasseur de records ». Depuis 1995, quand il devient le premier homme à traverser le Pacifique en solo, les médias se sont emparés de Steve Fossett. Ils le suivront pendant les sept années qu’il lui faudra – dont six tentatives ratées – pour parvenir à ses fins : boucler un tour du monde non-stop, en ballon et en solitaire. Bravant les obstacles et surmontant ses peurs, il aura cet été, en treize jours et douze heures, à bord du Spirit-of-Freedom, franchi 31 000 kilomètres autour de la Terre à 8 000 mètres d’altitude, dans une nacelle non pressurisée. Rien, pourtant, dans la jeunesse de Steve Fossett, plus « cérébral » que « physique », ne laissait présager un tel goût pour les défis, si ce n’est celui de faire fortune. Il commencera donc par là. A 36 ans, diplômé de Stanford, il se lance dans l’informatique et la spéculation boursière au début des années 80. Le siège social de son entreprise, Lakota Trading, emploie 55 personnes à Chicago. Il est aussi président de la Marathon Securities, une société de courtage au New York Stock Exchange. Sur sa fortune, estimée aujourd’hui à plusieurs centaines de millions de dollars, Steve Fossett reste discret : « Je suis le seul à savoir ce que je pèse. L’argent, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne résout pas tous les problèmes. La motivation et la passion ne se calculent pas en dollars. » Justement, à 40 ans, fortune faite, il découvre que la vie est bien plus excitante quand il s’agit de surmonter ses faiblesses en matière sportive. Collectionner les villas, voitures, toiles de maître, etc., ne lui procurera jamais les sensations éprouvées à l’âge de 16 ans quand, piètre nageur, il traverse la Manche et le détroit des Dardanelles à la nage. La lecture des exploits des plus grands champions sportifs du moment et les récits de grands explorateurs seront également un détonateur. « Je n’avais qu’une envie : partager un tant soit peu les sensations qui ont dû être les leurs », se souvient-il.

Il se lance alors dans une série de défis sur terre, sur mer et dans les airs, qui deviendront en grande partie des records. En plus de ses « distractions » comme l’Idityroad (course de traîneaux en Alaska) ou le record Aspen Vail à ski de fond, il participe à de grandes courses automobiles, dont les 24 Heures du Mans et le Paris-Dakar. En alpinisme, il gravit le Cervin, le mont Blanc, l’Eiger, le McKinley et le Kilimandjaro, mais bute sur l’Everest. Sur mer, il décroche une vingtaine de records avec Lakota (ex-Pierre-Ier racheté à Florence Arthaud et aujourd’hui PlayStation). En ballon, il devient en 1995 le premier homme à traverser le Pacifique en solo. On connaît la suite. Et maintenant ? « J’ai l’intention, en collaboration avec la Nasa, de voler en planeur dans la stratosphère », lance-t-il, hilare. Des secrets de sa réussite, le gentleman-aventurier, comme on l’appelle, en parle simplement : « Il faut s’entraîner, ne pas se laisser impressionner, s’informer, comparer, s’organiser. C’est à la corbeille de la Bourse que j’ai appris à fonctionner de manière rationnelle, même dans les moments les plus extrêmes. Jusqu’en 1993, je consacrais 90 % de mon temps aux affaires et 10 % à mes loisirs. A compter de cette date, j’ai inversé les proportions. » Ses investissements boursiers à long terme le laissant à l’abri des aléas de la conjoncture, il a pu, tranquille, se consacrer à tous ses challenges.

Disparu le 3 septembre 2007 dans le désert du Nevada, il est déclaré officiellement mort le 15 février 2008 par le tribunal des successions de Chicago. Le 2 octobre 2008, la police du comté a annoncé avoir retrouvé l’épave de l’avion sur le flanc d’une montagne à plus de 3 000 mètres d’altitude. Le 31 octobre, le Los Angeles Time révèle que des ossements humains ont été retrouvés à environ 800 m de l’épave de l’avion, ainsi que des cartes de crédit et le permis de conduire appartenant à l’aventurier ; ces restes ont été formellement identifiés le 3 novembre 2008, ce qui confirme donc sa mort. Selon le rapport du NTSB publié à l’été 2009, l’avion a sans douté été pris dans des turbulences soudaines avec de violentes poussées vers le bas qui auraient causé l’écrasement de l’appareil.

C’est parti !

Présenter des spéculateurs est toujours difficile.

En effet, il est exceptionnel qu’un individu se définisse comme tel non seulement à cause de l’image peu recommandable véhiculée par les opérations qu’il réalise, mais aussi parce qu’il s’agit souvent d’une activité annexe, parmi de multiples autres occupations professionnelles. S’intéresser aux spéculateurs boursiers accroît la difficulté pour au moins trois raisons. D’abord, « jouer en bourse » est difficilement avouable. Ensuite, aucun spéculateur n’intervient exclusivement sur les actions : le succès de ses transactions nécessite une diversification de ses achats et de ses ventes (obligations, produits dérivés, monnaies, matières premières, immobilier, etc.).
Enfin, le spéculateur ayant toujours réussi (il existe, même s’il est rare) ne veut pas être connu et sa vie ne fait pas la une des journaux. Il n’en est pas de même du spéculateur qui connaît des pertes, surtout si, parti de rien, il a fait fortune avant de finir ruiné, sous le coup de condamnations pénales pour de multiples escroqueries réalisées au temps de sa splendeur. De tels spéculateurs apparaissent sous leur plus mauvais jour et font du tord aux autres. Courant toujours le risque d’un revers de fortune, certains connaissent aujourd’hui la célébrité.
Steve FOSSETT puis George SOROS suivi de Warren BUFFETet enfin Albert FRERE ou JIM ROGERS sont mes préférés.

De nos jours, les plus brillants acquièrent le statut de gourou. Cependant il ne faut pas confondre gourous et marabouts ! Les gourous sont, en général, des financiers avertis, transfuges de grandes banques ou de grands bureaux d’analyse qui ont fondé leur propre société, emmenant avec eux quelques grands comptes et vendant – cher – des lettres confidentielles sur la Bourse et les placements. A l’inverse de leurs homologues institutionnels, ils sont très médiatiques et n’hésitent pas à distiller leurs prévisions dans la presse. Comme les autres, ils se trompent parfois et n’hésitent pas à dire… l’inverse de ce qu’ils font ! En revanche, leurs expériences de brillants économistes, de vieux briscards de la Bourse et d’observateurs avertis des consommateurs sont autant d’atouts pour anticiper les grandes tendances des marchés financiers. Et au bout du compte ils finissent par avoir raison !

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